(co)vide faire le vide ensemble

Réflexion sur le (CO)VIDE
La nuit avance et une vague insomnie créative me pousse à écrire ces quelques lignes.

Aujourd’hui, je suis libéré, mais j’ai du mal à partir / repartir comme avant. Je me suis promis de m’écouter et de me faire confiance. S’il y a une dissonance, de la fausseté ou que mon intuition me dit non.
Ben, je dis non !
Je cherche la résonance, j’écoute mes sensations et mon environnement. Je prends le temps que je ne me suis jamais permis de prendre. Je prends du recul, je n’ai plus peur du vide, du rien, de l’incertitude. C’est devenu une force, une ressource, un bien-être.

J’ai eu il y 6 ans l’intuition de changer de vie et j’avais pour projet de plaquer la start-up nation pour un retour dans le maquis / la garrigue afin de mettre à profit mes compétences. J’ai finalement été papa, mari et on a fait Famille à Paris. J’ai essayé d’être hybride en travaillant sur des projets ayant du sens « représentation des savoirs faire régionaux » mais aussi dans la blockchain / la monnaie numérique qui certainement sera le moyen à terme de changement de modèle.
J’ai découvert qu’on était capable de créer sa propre Famille et en plus d’être heureux et fier de la voir grandir.
Néanmoins, mon intuition, mon envie d’harmonie et de nature était toujours présentes. J’ai vécu pendant longtemps des guerres internes : la ville / la campagne, le traditionnel / la révolution, l’hyper-digitalisation / la décroissance… Au fond comme beaucoup, je cherche du sens et des territoires pour m’exprimer. 
Ces derniers temps, j’ai souvent dit notre modèle économique ne tourne plus rond, je qualifie le phénomène de poulets sans tête, car un poulet continue à courir même quand il a perdu sa tête. Le financement n’est pas lié à la valeur que tu crées, mais juste à ta capacité à absorber l’autre. On ne produit plus par besoin mais pour faire de la marge. On délocalise tout, on donne l’ensemble de notre vie privée à des étrangers… Je ne vais pas faire un dessin, on le vit tous ?
Aujourd’hui le (co)vide* cautionne mon intuition. Oui, il faut s’écouter, oui, on peut téletravailler, oui il faut reconstruire un nouveau monde ou pour commencer juste à arrêter de le détruire. 
Aujourd’hui, je n’ai plus de guerres interne, je ne me dis pas, c’est mieux ici ou ailleurs, la ville ou la campagne. Je me dis juste, fais toi confiance, suis ton intuition et ne te laisse pas dérouter par « il faut » « on ne peut pas « , c’est IMPOSSIBLE comme je le disais i’m possible ;)
On doit accepter ce changement en soit et forcement, il va se répercuter sur le reste.
Car consommer pour s’oublier ce n’est plus possible, il faut qu’on ressente à nouveau nos tripes. Vous avez du l‘expérimenter pendant le confinement, par exemple la peur. Moi ca faisait longtemps que je n’avais pas eu peur, j’ai même noté dans mon carnet quand j’étais en Tunisie, car forcément, je ne pouvais pas faire comme tout le monde ;). « J’ai peur et je ne me suis jamais senti aussi vivant »…
  
Je me rappelle plus ce que je voulais vous dire, mais en tout cas, je le pense fort.

La bise

Nicolas 

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