
Tournage sur l’Île Bermond de Drop Of God (Les Gouttes de Dieu
Nous sommes heureux d’avoir accueilli sur l’Île Bermond le tournage de Drops of God (Les Gouttes de Dieu) saison 2, épisode 1.
Un grand merci à toute l’équipe et à la réalisation pour ce choix. Il avait quelque chose de juste, presque évident que nos récits se croisent.
Les liens : racines, transmission, famille
Drops of God parle de vin, mais au fond, elle parle d’autre chose : ce qu’on reçoit malgré soi, et ce qu’on décide d’en faire.
La famille, c’est l’endroit où l’on apprend l’amour et la rivalité dans la même phrase. L’endroit où l’on se construit, puis où l’on se cogne. Et même quand elle se déchire, la famille continue de chercher. Elle cherche un langage commun. Elle cherche une paix. Elle cherche une forme de continuité.
Ce qui se transmet n’est pas seulement un nom, une maison, une île ou une place.
Ce qui se transmet, c’est souvent invisible :
- une manière de regarder le monde
- une exigence, une fierté, une douleur, une honte parfois
- un goût, une obsession, une peur
- une capacité à créer… ou à se taire
Et le drame, souvent, c’est que la transmission passe par des maladresses.
L’héritage : laisser plus de liberté, pas plus de poids
Quand j’écris :
« la famille, même quand elle se déchire, se cherche pour laisser un héritage émotionnel, créatif, intellectuel », je parle d’un héritage qui ne se mesure pas.
L’héritage le plus précieux, ce n’est pas ce qu’on laisse, c’est ce qu’on évite de transmettre.
C’est la capacité à dire : “ça, je l’ai reçu, mais je ne le passerai pas tel quel.”
À transformer au lieu de reproduire, à mettre de la conscience là où il n’y avait que des réflexes.
J’aime l’idée d’une amélioration consciente, génération après génération. Pas une perfection. Pas une morale. Une amélioration au sens artisanal : on affine, on corrige, on déleste. On comprend mieux ce qui a blessé. On apprend à nommer. On apprend à réparer, un peu.
Et si je devais résumer, je dirais ceci :
Un bon héritage n’est pas un monument, c’est une porte qui s’ouvre vers plus large que soi, que ses angoisses, que son héritage matériel.
Bonne semaine
Nicolas Bermond