Histoire d’amour et données personnelles (Épisode 2)

IMPORTANT, lire en premier l’épisode 1  .

Retrouvez sa famille dans cet océan de données n’est pas une chose facile. On doit, pour être certain de trouver ses géniteurs, utiliser son numéro de sécurité social ou son numéro fiscal de référence.

Notre ex couple de Data décident d’utiliser leurs numéros de sécurité sociale. Ils ou IELLES  cherchent sur le WEB, le DEEP WEB mais aussi dans le DARK WEB car il permet de se cacher ou de faire des transactions anonymes.

Après des recherches peu poussées mais profondes, les codes des parents ont été retrouvés dans une fuite de données de santé. Pour ceux qui ne connaissent pas en gros, c’est un site tiers qui a eu des autorisations bidons pour récolter ou être intermédiaire de vos données de santé. Ce site n’a aucune sécurisation et forcément c’est fait braqué. En France on en est à peu près 2 millions de numéros de sécu liés à des informations ultra-confidentielles.

Ces numéros sont immédiatement rangés et mis en vente sur le site internet shopping du DARK WEB appelé étrangement TULASDANSLEBABA.ONION

capitalisme de surveillance
capitalisme de surveillance

Notre ex couple se jette sur l’offre et met au panier ces datas qui pourront les aider à retrouver leurs hôtes humains (les parents), retrouver leurs souverainetés numériques et enfin comprendre et réparer cette erreur de mauvais choix de CLOUD.

Malheureusement l’article n’est plus disponible… C’est l’assurance « Votre bien être avant tout » qui a racheté sous le manteau toutes les données. Elle n’a pas le droit oui… mais bon c’est un peu le Far West du capitalisme ici, appelé par certain capitalisme de surveillance (un système économique centré sur la marchandisation des données personnelles dans le but principal de faire du profit). Ces géants sans foix ni lois font leurs marchés pour ajuster leurs primes et nourrir leurs intelligences artificielles, c’est pas JOJO mais c’est la réalité.

Pour en revenir à nos moutons, nos ex amoureux, déjà éprouvés par leur fin de relation n’ont pas avancé d’un iota sur la recherche de leurs parents.

L’opportunité de la fuite de données rachetée par le groupe d’assurance est un échec. 

Notre ex couple se ressert les coudes et toutes ces épreuves les rapprochent. Ils se rappellent les années BIG DATA où tout était à inventer. Ils avaient même fleurté en mode DATALOVE, prolongation de ce qu’est l’amour dans la sphère numérique….

Vous verrez dans le prochain épisode, comment ces gentilles DATA essaierons de partager avec le grand public leurs trouvailles.

Histoire d’amour et données personnelles (Épisode 1)

Deux personnes se rencontrent pour discuter pendant quelques minutes, et en arrière-plan via Bluetooth, leurs smartphones échangent des identifiants anonymes pour enregistrer qu’ils ont été en contact, le soir ils rentrent chez eux, ils ne se reverront certainement jamais, mais leurs datas communiquent. 

datalove
illustration d’appâts d’icônes d’amour en compétition lors du piratage via hameçonnage

Après de longs échanges, une histoire d’amour numérique naît entre leurs données.

Elles/ Ils ou peut être même IELLES sont libres, libres de se choisir, de partager, libres de prendre des risques en oubliant l’hygiène numérique nécéssaire…

Quelques semaines plus tard, IELLES vivent l’idylle l’électronique et décident d’emménager ensemble dans le CLOUD.

Par facilité, ils choisissent un CLOUD américain, connu pour ne pas faire trop de GAFFE.

Au bout de quelques mois d’emménagement nos amoureux.euses décident de se séparer, ça arrive d’avoir des désaccords de protocole, une API qui ne s’accorde pas avec l’autres etc…

Le problème surgit à ce moment, leurs choix de CLOUD même si ils avaient fait GAFFE, les lient à tout jamais.

Ils ne maîtrisent plus leurs destinées, c’est une loi extra-territoriale qui régit et qui a les pleins pouvoirs sur leurs avenirs.

Comment vont ils faire pour s’en sortir ?

Ils décident de retrouver leurs hôtes humains pour revenir aux sources et voir comment ils pourront réparer cette erreur.

Le petit Nicolas à l’Elysée

le palais
Le palais de notre bon Président

Je sors de la maison de notre bon Président, qui est aussi un peu notre maison. Nous avons parlé longuement de l’avenir de Marseille. Et surtout de ce coup de génie politique de rentrée. «On vous donnera le milliard si  vous réussissez à trouver une gouvernance ». En gros d’un coté, y’a 3 clans irréconciliables, la mairie, la métropole et la région. De l’autre une Mega carotte, le milliard. 

Je lui ai posé légitimement la question «Vous allez vraiment tenir ces conditions ? » Il m’a répondu « mon bon Nicolas, la question n’est pas là… » 

Je n’ai pas compris et on est passé à autre chose…

Je lui ai parlé de mon projet d’ambassade pour Parisien à Marseille, j’avoue que cela peut paraître déplacé mais il faut préparer et entourer le Parisien qui souhaite s’installer. On prévoit dans les années à venir 20 000 parisiens par an, il faudra bien s’en occuper. J’ai imaginé un passeport Parisien qui permettrait d’accéder à des activités et sorties dédiées aux Parisiens, une agence immobilière dédiée aux Parisiens, des restaurants vegan inclusif bio à tendance décolonialiste uniquement pour la communauté, un TVG dédié en mode co-working / networking pour gagner du temps avec possibilité de faire l’aller-retour sans descendre du TGV.

Avec le Président on s’est dit, c’est InOUI, on va recréer Paris à Marseille…

Je vous rappelle qu’il y a très peu de Parisien natif, on est pour la majorité des petits poulains de province, passés par la capitale pour le travail, l’ambition ou la mégalomanie. Donc n’oubliez pas vos papiers pour prouver votre filiation sur minimum 3 générations, n’est pas Parisien qui veut !

Après ma rencontre avec le Président, je suis allé aux puces de Saint Ouen et là, la révélation. J’ai acheté un vaisseau spatial, fini les emmerdes quand tu as un problème sur une planète, tu prends ton vaisseau et tu changes de planète. La vie c’est tout con, regardes Elon Musk, Bezos, Branson donc arrêtez de vous plaindre et traversez la galaxie bande de fainéant. Pour les personnes qui n’ont pas de navette spatiale, nous vous proposons pour commencer l’adhésion au cercle privée des spationautes, c’est « peuchère » comme on dit au pays.

soucoupe volante / maison
soucoupe volante / maison

Je suis à votre disposition si vous avez un projet de déménagement, de délocalisation ou d’offshore dans les calanques, l’adhésion au cercle…

Les néo-marseillais qui souhaitent déjà rentrer nous rachetons vos appartements à 50%. Oui, le rêve a un prix !

Paris, Marseille, je vous embrasse, la vraie vie est entre les deux… Je parle pas de Lyon. 😉

PS : Je ne le répéterai jamais assez, gardez vos distances avec les nains de jardin.

Nicolas 

Geste barrière
Geste barrière

À la mairie, il est l’or de se réveiller

En bon émigré TGV, je pars gagner mon pain à la capitale. Souvent le matin tôt (6h), sur le chemin de la gare, je passe par la mairie. Les lumières du cabinet de notre bon maire de Marseille sont ouvertes. Il commence sa journée tôt ou laisse les lumières allumées (à chacun son histoire). Je l’imagine travailler sur les dossiers de la ville, cette semaine 12 écoles de plus réhabilitées, opération vieux port fermée, ça c’est fait. La culture tu en veux, tu en auras !

Mais ces 2 dernières semaines, le réveil est différent, on entend des pièces tombées et une voix douce qui dit « C’est l’Or, Il est l’Or, Monsignor, Il est l’Or de se réveiller, il est six Or ». C’est notre bon Président qui a promis les milliards et forcement ça ne nous laisse pas indifférent.

Si vous avez un projet ou un besoin de trésorerie, je vous invite à me laisser un commentaire, je veillerai à faire passer le message.

À Marseille la vie est belle ou plutôt « plus belle la vie »

Nicolas

Mairie de Marseille
la mairie de Marseille tôt le matin