RENCONTRE AVEC L’HISTOIRE D’UNE RÉPUBLIQUE LIBRE

J’ai rencontré Franco Revelli, le ministre du renouveau de la république libre du Frioul aux Danaïdes une brasserie emblématique à Marseille. Pour rappel les Danaïdes étaient les cinquante filles de Danaos qui, mariées aux cinquante fils d’Aegyptos, les assassinèrent durant leur nuit de noces à l’exception d’une seule qui épargna son époux. 

Ça a tout de suite collé sur la vision de la société, de Marseille, des interactions, des possibilités de changement. J’ai compris que les micronations au delà de l’utopie était un moyen créatif de faire de la politique. Je lui ai rapidement présenté les îles virtuo-réelles Bermond. Il a trouvé cette initiative dans la continuité des réflexions de la république libre du Frioul. Dès lors nous avons échangé longuement sur comment faire émerger ces idées. De là est née le festival des micronations et de la gouvernance 2.0.

Franco présentera son documentaire au festival des micronations et de la gouvernance 2.0 le 15 juin 2023.

👉 Inscription / places limité : https://www.eventbrite.fr/e/billets-festival-des-micronations-et-gouvernance-20-603401158107

 
PETITE HISTOIRE D’UNE RÉPUBLIQUE LIBRE
(documentaire, 28mn, 2009)
Production : Zemiafilm, Uniprovence
Réalisation : FRANCO F. REVELLI
Genova Film Festival 2010 – Prix du Meilleur Documentaire
A la découverte d’une utopie, la République libre du Frioul, et d’un petit archipel qui fait face à Marseille, ce film nous aide à nous projeter vers un autre horizon. Dans les souvenirs de Jean-Claude Mayo, artiste surréaliste, on retrouve les quatre saisons du rêve devenu réalité : la création d’une petite République Libre.
Biographie
Après une maîtrise en histoire à l’Université de Gênes, Franco Revelli se spécialise dans la création cinématographique. Il réalise de nombreux documentaires ainsi que des courts-métrages de fiction et des films de commande. Il crée et développe le projet Zemiafilm, sur le documentaire en Ligurie. Il continue sa formation avec un master professionnel à l’Université de Provence. Actuellement il travaille au Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle de Marseille CMCA comme responsable multimédia, diffusion et formation. Il collabore aussi avec le FIGRA (Festival du Grand Reportage et du Documentaire de Société) sur la section Coup de pouce et la sélection des films.

Autres Documentaires pour info :

How to start your own country
https://mubi.com/films/how-to-start-your-own-country

Liste officielle des micro nations :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_micronations

île du Frioul
île du Frioul

La république libre du Frioul en quelques lignes :

Dans les années 90, Jean-Claude Mayo, un artiste plasticien originaire de La Réunion, s’établit à Marseille où ses œuvres polymorphes rencontrent un certain succès. Cependant, cette période est marquée par l’omniprésence de l’argent et une société conformiste qui restreint son imagination débordante. Jean-Claude se sent de plus en plus à l’étroit dans ce contexte. Il exprime souvent sa frustration devant ses proches en soupirant : “Dans notre société, on n’a jamais le droit de faire le con”.

En 1989, Jean-Claude acquiert le fort de Brégantin, situé sur l’archipel du Frioul, à vingt minutes en bateau du Vieux-Port de Marseille. Toutefois, il ne se laisse pas décourager. Un jour de 1997, lors d’un joyeux repas organisé sur l’île avec ses amis, Jean-Claude se met à rêver plus intensément que les autres. Au lieu de simplement discuter des problèmes du monde, il s’interroge à voix haute : pourquoi ne pas créer son propre monde ? C’est ainsi que naît l’idée de la République libre du Frioul (RLF), une société ouverte à tous, y compris aux Roms et aux sans-papiers, où l’humour et la dérision sont les maîtres mots et où les seules frontières sont celles de l’imagination. Ce pays est conçu comme un État “totalitairement libertaire”, avec pour devise imparable : “Un seul soleil, chacun son ombre”.

La RLF prend rapidement forme, et Jean-Claude Mayo devient ministre Convoyeur du Verbe, tandis que Egrégore Le Virtuel est acclamé en tant que président incorruptible. Le gouvernement s’élargit pour inclure tous les citoyens de la RLF, qui se préoccupent véritablement des besoins et des désirs du peuple. On y trouve un chancelier “de la désinvolture”, un délégué aux “baliseurs et baliseuses du désert”, des ministres “de la farce de froppe”, “des chats qui aboient” ainsi que “des envies” et “des semelles de vent”.

Ce qui n’était au départ qu’une idée virtuelle se concrétise rapidement, et le Frioul devient le pays le plus attachant du globe. Un journal aléatoire appelé Frioul Tribune est créé, des événements tels que la Nuit du conte et le festival Polar et jazz voient le jour, et de nombreuses fêtes nationales sont célébrées régulièrement. Le gouvernement audacieux multiplie également les coups d’éclat médiatiques, tels qu’une tentative malheureusement infructueuse d’annexer la ville de Paris, la création d’une monnaie locale avec de magnifiques billets, et l’envoi d’une lettre à l’ONU pour obtenir la reconnaissance officielle en tant que pays indépendant. En l’espace de trois années, la RLF compte près de 450 membres.

Susanne X Nicolas

Pendant 3 mois j’ai exploré l’univers des micronations, j’étais en total immersion dans des groupes discord, sur twitter et dans la vie réelle aussi. J’avais aussi suivi en 2016 un des premier projet d’organisation autonome décentralisé The DAO, une forme de fonds de capital-risque dirigé par les investisseurs. Ils pouvaient voter sur des projets pour leur accorder ou non un financement. Une expérimentation pleine d’espoir qui a malheureusement capoté.

À ce moment, comme dans tout projet où tu as la tête dans le guidon, il faut prendre du recul et mélanger les ingrédients. Et là, je me suis dit :

Il y a forcement quelqu’un sur la planète qui a imaginé créer une nation blockchain. Et bien cette personne, c’est Susanne !

J’ai rencontré Susanne Tarkowski Tempelhof lors d’un apéro au Dissident Club à Paris, un espace intellectuel autofinancé et géré par un journaliste pakistanais en exil.

Au cours de notre rencontre informelle, nous avons partagé notre passion commune pour l’innovation et notre vision d’une vie intense et stimulante. Nous avons échangé sur nos expériences et nos croyances en la technologie comme moteur du changement social et sociétal. Nous avons passé un moment d’échange rare et intense comme la vie nous propose généreusement de temps en temps.

Susanne est actuellement en train de finaliser un livre qui explore ces idées et les expériences uniques qu’elle a vécu. Il faut donc la suivre de très près.

Susanne participe au festival des micronations et de la gouvernance 2.0 pour présenter une partie importante de sa vie “comment j’ai créé la première nation Blockchain au monde”. Oui, ce n’est pas un petit projet !!

https://www.eventbrite.fr/e/billets-festival-des-micronations-et-gouvernance-20-603401158107

 

Le projet BitNation

Susanne Tarkowski Tempelhof, fondatrice de BitNation. Susanne a une vision alternative de l’utilisation de la blockchain, loin de son utilisation traditionnelle dans le secteur financier. Elle souhaite créer un gouvernement décentralisé en utilisant la blockchain, en mettant en avant les concepts de la “Decentralized Organisation” (DO) et de la “Do-It-Yourself Governance” (DIY).

L’objectif de BitNation est de fournir tous les services d’un État traditionnel, mais sans les frontières et la centralisation étatique. Susanne souhaite offrir une citoyenneté dématérialisée ainsi que toutes les institutions et les processus administratifs associés, tels que le mariage et la naissance. Son ambition est d’éliminer les contraintes imposées par l’État et de redonner aux individus leur autonomie.

Pour Susanne, il est essentiel que les e-citoyens puissent choisir la constitution qui garantit le mieux leurs libertés fondamentales. Elle croit en un libre arbitre quasi absolu de la population, ce qui pourrait modifier profondément l’échiquier social. Au sein du projet BitNation, l’action politique est déterminée par l’implication individuelle dans la blockchain. De plus, le bien commun n’est plus géré par les acteurs clés de l’État, mais par des plateformes d’organisations décentralisées, cryptées, interdépendantes, compétitives et collaboratives, qui se veulent transparentes, autonomes et équitables.

Pour réaliser cette vision, BitNation propose une solution globale, en recherchant des alternatives à toutes les fonctions actuellement exercées par les États. Ils offrent une e-citoyenneté mondiale avec un certificat d’identité, ainsi qu’une gamme de services administratifs équivalents à ceux d’un État traditionnel, tels que des actes de naissance, des contrats de mariage, des cadastres et même une sécurité sociale. Ils utilisent également des algorithmes pour proposer divers services, tels que des moyens de paiement, des solutions d’assurance et même un arbitrage juridique.

BitNation promeut également la collaboration et imagine des modèles éducatifs à l’échelle mondiale, ainsi que des opportunités infinies dans l’entrepreneuriat, facilitant les mises en relation et les recherches d’investisseurs à moindre coût dans le monde entier.

Susanne Tarkowski Tempelhof a concrétisé certaines de ses ambitions grâce à des partenariats. BitNation a créé une constitution en utilisant la plateforme Ethereum, permettant à quiconque de créer sa propre DAO (Democratic Autonomous Organization) par le biais de la blockchain. De plus, BitNation a signé un accord avec le gouvernement de l’Estonie pour la gestion de la e-résidence, offrant aux Estoniens une citoyenneté virtuelle où ils peuvent enregistrer leurs contrats de mariage, certificats de naissance et contrats commerciaux sur la blockchain. Cela marque un premier pas vers la mise en place d’une citoyenneté entièrement virtuelle.

 

le Liberland présent au festival des micronations et DAO à Marseille

La République libre du Liberland ouvre son métavers et sera présente autour d’une table ronde  le 15 juin 2023 au festival des micronations et de la gouvernance 2.0. Guillaume CISCO présentera le Liberland pour l’événement à Marseille

“Micronation et monde virtuel, un horizon pour l’avenir ?”

  • Karim Boussalem (Chez FunFunk)
  • Franco Revelli (Réalisateur documentaire micronation)
  • Guillaume CISCO (Liberland)
  • Xavier Leton (VillesAllantVers) 
  • Véronique Rondeau-Abouly (Avocat Blockchain – Crypto) 

La République libre du Liberland, connue simplement sous le nom de « Liberland » est un état souverain implanté sur un territoire situé entre la Croatie et la Serbie sur la rive ouest du Danube. Les villes proches sont Zmajevac (Croatie) et Bački Monoštor (Province autonome de Voïvodine, Serbie).
Sur certaines cartes, ce talweg de 7 km² (plus grand que le Vatican ou Monaco) est appelée « Gornja Siga.

Depuis l’éclatement de la Confédération socialiste des Républiques de Yougoslavie, un différend frontalier a existé entre la Croatie et la Serbie, les deux parties présentant des revendications contradictoires sur divers territoires le long des rives du Danube. Cependant, cette zone n’a été revendiquée ni par la Croatie ni par la Serbie ou tout autre pays et s’est donc trouvé dans l’état juridique de “terra nullius” (territoire sans maître), jusqu’à ce que l’actuel chef du gouvernement provisoire et président Vít Jedlička (ancien homme politique tchèque et économiste) et les autres fondateurs du Liberland en aient revendiqué la propriété et la création le 13 avril 2015. C’était pour Vit Jedlicka une consécration après avoir travaillé sans succès à créer une nouvelle société en République tchèque. L’idée de fonder un nouveau pays était née lorsqu’il avait réalisé qu’il serait peut-être plus facile de créer un pays que de réformer un pays existant. Ainsi est née la République libre de Liberland régie sous le statut de la Convention de Montevideo.

Le Liberland, bien qu’il ne soit pas officiellement reconnu comme un pays, compte déjà 7 000 citoyens agréés alors que 700 000 demandes de citoyenneté supplémentaire ont été enregistrées par l’Office présidentiel.

Sur le plan diplomatique, il compte près d’une centaine de missions ou représentations dans le monde et depuis quelques jours, il a ouvert en grande pompe un bureau de représentation officielle à Washington DC.

Les ambitions du Liberland :

Le Liberland a pour objectif de devenir un exemple pour d’autres pays. Une de ses caractéristiques distinctives est que les impôts sont volontaires, et les citoyens sont récompensés lorsqu’ils les paient. Le pays souhaite également combiner les meilleurs éléments de la république américaine, de la démocratie suisse et de la méritocratie singapourienne. Le gouvernement du Liberland fonctionnera de manière moderne et transparente grâce à l’utilisation de la technologie de la blockchain.

Le Liberland dans le monde virtuel (métavers) :

En partenariat avec le cabinet d’architectes renommé Zaha Hadid Architects, le Liberland développe un métavers, un monde virtuel où ses citoyens pourront interagir sans avoir à se rendre physiquement sur le territoire. Cette approche offre une alternative plus sûre pour les citoyens potentiels, en évitant le risque d’arrestation par la police croate. Patrik Schumacher, architecte principal de Zaha Hadid Architects, est un partisan de longue date du Liberland et propose que les architectes jouent un rôle essentiel dans la conception du métavers. Patrik Schumacher affirme que les architectes seront responsables de la conception de l’internet immersif 3D du métavers. Ils apporteront leur expertise en matière d’ordonnancement spatialo-visuel de l’interaction communicative, combinant les domaines de la spatiologie, de la phénoménologie, de la sémiologie et de la dramaturgie. Les architectes comprennent comment créer des environnements virtuels fonctionnels

Le rève de Vit Jedlicka :

“Je veux que mes fils et toute leur génération ici en Europe et dans le monde explorent l’espace dans un vaisseau spatial privé pour échapper à la bureaucratie sur Terre”.

Inscription gratuite pour le festival par ici https://www.eventbrite.fr/e/billets-festival-des-micronations-et-gouvernance-20-603401158107

Genèse d’une DAO

On envisage le concept de la DAO des îles Bermond pour décrire l’idée que le projet devient autonome et sa propre source d’inspiration.

La DAO des îles Bermond se réfère à la capacité d’un système à se maintenir et à se reproduire lui-même en continu. Dans le contexte d’un projet, cela signifie que le projet est conçu de manière à pouvoir générer de nouvelles idées, inspirations et directions par lui-même, sans dépendre entièrement d’une source externe.

Pour atteindre ce niveau d’autonomie, le projet doit être doté de mécanismes internes qui favorisent la créativité, l’adaptation et l’évolution. Cela peut inclure des processus itératifs de rétroaction, des structures organisationnelles flexibles, des routines de réflexion et d’apprentissage, ainsi qu’une culture favorisant l’innovation et l’expérimentation.

L’idée sous-jacente est que le projet devient un système dynamique capable de s’auto-organiser, de se renouveler et de générer de nouvelles idées et directions de manière autonome, tout en restant en harmonie avec son environnement, son manifeste fondateur et sa gouvernance.

Come on board pour plus d’information, c’est ici !

Venez le 15 juin 2023 à notre festival des micronations et gouvernance 2.0

Matez sur linkedin les news corporate de la DAO des îles Bermond

Nicolas Bermond